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VIH et IST : les voies de transmission ?

On ne le répétera jamais assez : il n’existe pour le moment aucun moyen de guérir du VIH, le virus responsable du sida. D’où l’importance de mettre un préservatif lors d’un rapport sexuel, mais aussi de bien connaître les différentes voies de contamination, souvent identiques à celles d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Passage en revue des facteurs de risque.

 

Les rapports sexuels sans préservatif

Chez l’homme séropositif, le VIH est présent dans le sperme et dans le liquide séminal (au début de l’érection), et, chez la femme séropositive, dans les sécrétions vaginales. Il se transmet donc lors de rapports sexuels non protégés avec pénétration vaginale, anale ou buccale (fellation sur une personne contaminée, notamment), en passant par les muqueuses. Il en va de même pour les IST.

À noter que la fellation est un vecteur de syphilis et d’urétrite, et que le cunnilingus favorise les hépatites B et C, la syphilis et la blennorragie.

Face au VIH et aux IST, une seule protection efficace : le préservatif ! Sortez couvert, donc, d’autant qu’il en existe de deux sortes : le masculin et le féminin (qui se glisse à l’intérieur du vagin, même plusieurs heures avant le rapport), tous les deux à usage unique.

 

L’utilisation de matériels souillés de sang contaminé

Le VIH est également présent dans le sang d’une personne séropositive. Il peut donc se transmettre lors du partage d’une seringue (à l’occasion d’une injection de drogue, par exemple) ou par voie cutanée en cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé.

 

La grossesse et l’allaitement

Durant la grossesse, le VIH peut se transmettre de la mère séropositive au fœtus. Une prise en charge médicale réduit cependant le risque. Après la naissance, il peut être transmis au bébé lors de l’allaitement, par le biais du lait maternel. D’où l’utilisation de lait en poudre.

Les idées fausses sur la transmission du VIH

Elles sont légion… Poignées de main, caresses, baisers, éternuements, utilisation de toilettes et de douches publiques, partage d’un verre, bain dans une piscine ou encore piqûres d’insectes ne transmettent pas le VIH, contrairement à ce qu’on entend parfois.

 

Que faire en cas d’exposition au VIH ?

Dans les 48 heures, foncez aux urgences de l’hôpital le plus proche ou appelez Sida Info Service au 0800 840 800 (numéro vert gratuit) pour obtenir les coordonnées d’un service compétent près de chez vous.

Dans certains cas, un traitement d’urgence (le traitement postexposition), d’une durée de quatre semaines, peut être proposé. Sinon, il faudra vous faire dépister six semaines plus tard, sans avoir pris de nouveaux risques entre-temps.

D’une manière générale, pour faire un test de dépistage du VIH (et des IST), allez dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), ou dans un laboratoire public et privé compétent. Au préalable, renseignez-vous auprès de votre médecin traitant ou de Sida Info Service.

 

Pour plus d’informations :

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