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Santé étudiante, comment ça marche ?

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A l’heure où les étudiants ont de plus en plus tendance à renoncer aux soins, coup de projecteur sur un système de santé étudiant qui reste pour beaucoup obscur. Et pourtant, une bonne connaissance du système semble être le premier pas pour rester en bonne santé. 

 

Le régime étudiant de sécurité sociale, c’est quoi ?

Créé par la loi du 23 septembre 1948, le régime étudiant de sécurité social permet aux personnes inscrites dans un établissement de l’enseignement supérieur de bénéficier en toute autonomie d’une prise en charge de leurs frais de santé durant l’année universitaire. Si les taux de remboursements sont les mêmes que pour la sécurité sociale des salariés, la grande originalité de cette Sécurité sociale étudiante tient au fait qu’elle est gérée par les étudiants eux-mêmes, élus à la tête de mutuelles étudiante (comme la LMDE).

 

Comment ça marche ?

Concrètement, lors de leur inscription administrative, les étudiants s’affilient obligatoirement auprès du centre de leur choix, et versent une cotisation, dont le montant est fixé par les pouvoirs publics (elle s’élève à 203 € pour l’année 2011-2012). En sont exonérés les boursiers, les pupilles de la nation, les étudiants âgés de 16 à 19 ans, et tous ceux qui sont dispensés de l’affiliation, comme les étudiants salariés, déjà cotisants au régime général. Une fois affiliés au régime étudiant de sécurité sociale, les étudiants ne sont alors plus couverts par la sécu de leurs parents mais par leur propre centre de sécu, ce qui leur permet de gérer leur santé en toute confidentialité (les remboursements leur sont directement versés).

 

Pourquoi choisir un médecin traitant ?

Une fois inscrit, il faut choisir son médecin traitant, généraliste ou spécialiste, et le déclarer Ainsi, la prise en charge sera de 70 % du tarif conventionnel (tarif pris en charge par la sécu), qui est de 23 €* chez les médecins généralistes, de 25 €* chez les spécialistes et de 37 €* chez les psychiatres, neuropsychiatres et neurologues (en secteur 1). Une fois votre médecin traitant déclaré, il vous faudra suivre le parcours de soins en passant par votre médecin traitant qui vous orientera si besoin vers un spécialiste. Si vous ne déclarez pas de médecin traitant, vous serez pénalisé dans vos remboursements.

A savoir : les médecins peuvent choisir le secteur dans lequel ils souhaitent exercer. Or, si un médecin en secteur 1 respecte les tarifs fixés par la Sécurité sociale, un médecin en secteur 2 peut dépasser les tarifs de la sécu et pratiquer des dépassements d’honoraires. La Sécurité sociale ne rembourse que sur la base du tarif conventionné en secteur 1, elle ne prend pas en charge les dépassements d’honoraires. Pour connaître les tarifs, et votre reste à charge, renseignez-vous sur le secteur conventionnel des professionnels de santé sur www.ameli-direct.ameli.fr.

 

Et qui décide des taux de remboursements ?

Les taux de remboursements de la Sécurité sociale sont fixés chaque année par la loi de finance de la sécurité sociale votée par l’Assemblée Nationale. Depuis quelques années, plusieurs vagues de déremboursement de certains médicaments ont ainsi été actées. Dernier exemple en date, l’abaissement de 35 % à 30 % du taux de remboursement de plus de 1 200 médicaments, en mai 2011. Ainsi, aujourd’hui la sécurité sociale ne prend plus en charge que 50% des dépenses de santé courantes. Ce recul de la prise en charge solidaire des dépenses de santé fragilise considérablement l’accès aux soins d’une partie de la population, dont les étudiants. Pour preuve, les résultats alarmants de l’ENSE 3 sur leur santé : un étudiant sur cinq renonce à des soins ou à des traitements médicaux en raison… du coût engendré.

 

Les bons réflexes pour limiter son reste à charge

  • Respecter le parcours de soins, en choisissant un médecin traitant et en passant par lui avant d’aller voir un spécialiste (sauf gynécologue, ophtalmologiste, psychiatre, dentiste et stomatologue).
  • Adhérer à une bonne mutuelle, qui permet d’avoir une protection complémentaire permettant de se faire rembourser ce qui n’est pas pris en charge par la sécurité sociale (appelé aussi ticket modérateur). En savoir plus sur www.lmde.com.
  • En pharmacie, ne pas hésiter à demander des génériques, à savoir des copies de médicaments de marque fabriquées à partir de molécules tombées dans le domaine public. En moyenne, ils sont 30 % moins chers et tout aussi efficaces.
  • Consulter dans un centre de santé, où sont réunis de nombreux généralistes et spécialistes, dentistes, kiné et infirmières. Tous pratiquent le tiers payant. Leurs coordonnées sur www.lescentresdesante.com.
  • Autres bonnes adresses à connaître, les services universitaires ou interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) et les bureaux d’aide psychologique universitaires (BAPU). Dans les premiers, il est possible, par exemple, de mettre à jour ses vaccins et de pratiquer un dépistage des maladies sexuellement transmissibles ; dans les seconds, d’obtenir un soutien psychologique gratuitement.
  • Si vous êtes affiliés et adhérents à la LMDE, se rendre chez les professionnels ayant signé un accord tiers payant ou une convention sur les tarifs (en dentaire et en optique notamment), et dont la liste est consultable sur www.lmde.com, dans l’espace perso.

 

Où s’informer sur sa santé ?

De nombreux lieux d’information et de prévention existent, et il ne faut surtout pas craindre de les contacter pour parler de sa santé. Parmi eux, citons :

  • les SUMPPS et les BAPU installés dans les universités ;
  • les plannings familiaux, qui informent sur la contraception, pratiquent des tests de grossesse, donnent la pilule du lendemain, etc. Pour plus d’informations : www.planning-familial.org ;
  • les mutuelles étudiantes, comme la LMDE, dont les actions de prévention portent essentiellement sur la sexualité, la nutrition et la consommation d’alcool.

 

Lexique pratique :

Tiers payant : pratique permettant aux patients de ne pas faire l’avance des frais remboursés par la sécurité sociale et/ou la mutuelle.
Ticket modérateur : part des frais de santé non pris en charge par la Sécurité sociale.
Secteur conventionnel : il défini le montant des consultations des professionnels de santé.
Franchises médicales : sommes forfaitaires non remboursées par la sécurité sociale : 50 cents par boite de médicaments et par acte paramédical, 2 € par transport sanitaire.
Carte vitale : La Carte vitale simplifie vos démarches et vous évite l'envoi de feuilles de soins papier. Présentez-la à chaque professionnel de santé pour un remboursement plus rapide. Chez certains professionnels de santé, elle permet parfois la dispense de l'avance de frais sur la partie prise en charge par la Sécurité sociale.

 

* à date.

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