Comment dire adieu au tabac
« J’arrête quand je veux », se disent souvent les fumeurs… avant d’avoir essayé ! Tour d’horizon des nombreuses aides pour en finir avec le tabac.
Pour commencer, informez-vous, en lisant par exemple les guides de la LMDE. La méthode à suivre dépendra de votre mode de consommation et de votre dépendance ; pour en avoir une idée, faites le test de Fagerström*. Choisissez bien votre moment – évitez les périodes d’examens – et n’oubliez pas : si une seule bouffée suffit à vous rendre à nouveau dépendant, chaque tentative, même avortée, vous rapproche de l’arrêt définitif !
Se choisir un bon coach
Vous augmenterez vos chances en consultant votre médecin traitant ou un tabacologue (certains exercent au service de médecine préventive de l’université) : il jugera de l’aide la plus adéquate et suivra vos progrès. Vous pouvez aussi bénéficier d’un entretien personnalisé en contactant Tabac info service au 0.825.309.310 ou la plateforme Priorité santé mutualiste au 3935 (code 3970 LMDE).
Un sevrage en douceur
Les substituts nicotiniques permettent en 3 à 5 mois un sevrage qui évite les états de manque en diminuant peu à peu les doses de nicotine. Patchs, inhaleurs, gommes à mâcher ou pastilles multiplient par trois vos chances de succès et peuvent s’utiliser en appoint d’autres méthodes. Consulter vous évitera tout risque de sous ou surdosage qui compromettrait votre réussite. Les substituts provoquent parfois des irritations, voire une dépendance (notamment gommes et pastilles). Les prix sont très variables selon les pharmacies (compter de 40 à 80 €/mois en fonction de votre dépendance, et davantage pour les inhaleurs).
Uniquement sur ordonnance
Les traitements médicamenteux à base de Bupropion (Zyban®) ou Varénicline (Champix®), à suivre sur 2 à 3 mois, réduisent les symptômes de manque. Aussi efficaces que les substituts mais plus chers (de 90 à 140 €/mois), ils ne sont vendus que sur prescription médicale, car les effets indésirables sont fréquents (troubles du sommeil, nausées…) et les contre-indications nombreuses.
La Sécurité sociale prend en charge 50 €/an pour les substituts ou médicaments prescrits. Et si vous avez opté pour une complémentaire LMDE« Tous Soins », « Forfaits » ou « Optimum Forfaits », la LMDE vous rembourse en plus 30 €/trimestre pendant trois trimestres.
À tester… ou pas !
Les autres méthodes ne sont pas reconnues par les autorités de santé, hormis les thérapies comportementales et cognitives, utiles pour en finir avec la dépendance psychologique. Si vous y recourez, vérifiez que les praticiens sont répertoriés et que les tarifs sont raisonnables. Attention à la cigarette électronique, qui prolonge la gestuelle, n’évite pas le manque et dont les fabricants sont peu clairs quant aux produits qu’elle contient… L’homéopathie, peu coûteuse, peut s’avérer efficace pour gérer l’irritabilité et la frustration liées à l’arrêt du tabac, de même que l’acupuncture. L’hypnose et le magnétisme ont aussi leur lot de réussites étonnantes : fiez-vous au bouche à oreille ! Enfin, en plus de vous proposer d’arrêter la cigarette sans la remplacer, le livre d’Allen Carr* a le mérite de démonter le mécanisme de dépendance et de renforcer vos arguments contre le tabac. Un atout non négligeable lorsque vient l’heure d’écraser la dernière !
Pour plus d’informations :
Tabac info service
Base documentaire de l’Inpes
Office français de prévention contre le tabac
* La méthode simple pour en finir avec la cigarette, Pocket éditions, 7,90 €.







