Amsterdam : une troisième année d’IEP en toute liberté
Étudiante à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, Raphaëlle Rémy-Leleu a choisi de poser ses valises à Amsterdam, aux Pays-Bas, pour y suivre sa troisième année à l’université de Sciences sociales, dans le cadre d’Erasmus. Au programme, quelques heures de cours obligatoires, et de la liberté.
Depuis quand êtes-vous à Amsterdam et pour combien de temps ?
Je suis arrivée en août 2011 et je repartirai en juillet 2012.
Pour quelles raisons êtes-vous partie ?
À l’IEP, il est obligatoire de faire sa troisième année à l’étranger, soit dans le cadre d’un séjour d’études soit en stage, ou alors avec un projet personnel.
Quel métier souhaitez-vous exercer ?
Ah, la grande question ! Je suis tiraillée entre les métiers de la communication et le monde de la politique. Dans l’idéal, j’aimerais travailler pour la communication d’une grande ville ou d’une Région. En tout cas, dans la sphère publique.
Comment avez-vous trouvé cette opportunité ?
En début de deuxième année, on doit formuler un choix de six universités ayant un accord d’échange avec l’IEP, à partir duquel on nous attribue une destination. Charge aux étudiants de postuler ensuite auprès de l’établissement. Dans mon cas, c’est tombé sur Amsterdam, que je connaissais et où j’ai des amis.
Comment s’est passée votre installation ?
L’université d’Amsterdam noue un partenariat avec une agence immobilière qui se charge de trouver un logement aux étudiants internationaux d’après leurs critères, mais aussi de les accueillir. Le jour de mon arrivée, l’organisation était tellement impressionnante que je n’avais qu’à me laisser guider : collation, massage, etc. Je suis repartie de là avec tout entre les mains : mes clés, mon contrat, ma literie et un plan pour me rendre à la cité U. En raison d’une erreur administrative, je n’habite pas aussi près de l’université que je l’aurais souhaitée, mais bon, je ne suis qu’à seulement 25 minutes en tram et 35 minutes en vélo. Surtout, j’occupe seule un appartement de 25 m2 pour une somme modique, ce qui me change de Paris.
Décrivez-nous votre quotidien. Quelles sont vos principales occupations ?
Je n’ai que huit heures de cours obligatoires par semaine. En contrepartie, je dois lire beaucoup, de surcroît en anglais. Je travaille donc pas mal en bibliothèque, mais aussi chez moi. J’aime aussi beaucoup me promener dans les rues, cuisiner, etc. Lorsqu’on part en Erasmus, on a peu d’obligations : c’est idéal pour s’imprégner d’une autre culture !
Qu’est-ce que cette expérience vous apporte à titre personnel ?
Du repos ! À Paris, j’étais très engagée. Ici, pas du tout. Même si je ressens beaucoup de frustration, je me sens plus détendue. Je dirais que cette expérience m’apprend la patience.
Et pour vos études ?
Comme tous mes cours sont en anglais, j’améliore mon niveau. J’en profite aussi pour découvrir des matières, comme l’étude des médias ou celle des genres qui traite du féminisme, de la masculinité, etc. Des cours assez éloignés du master en affaires publiques que je ferai l’année prochaine. Je fais donc des « réserves » de tout ce que je ne pourrai plus apprendre.
Ecrivez-vous un blog ou un journal ?
Je suis surtout active sur Facebook, où je fais partager mon expérience à mes 1 700 « amis ». J’ai aussi créé un blog, dans lequel je relate des anecdotes rigolotes autour des sujets qu’on aborde avec moi parce que je suis française : DSK, la cuisine, les vêtements, etc.
Pour conclure, pourriez-vous résumer cette expérience en quelques mots ?
Intéressante et atypique. J’étais l’une des rares de ma promo à ne pas avoir envie de partir à l’étranger, et j’en suis finalement très heureuse.
Photos : © Raphaëlle Rémy-Leleu







