Alcool, mal de tête et Cie !
Mauvais souvenir de soirées trop arrosées, la gueule de bois n’est malheureusement pas le seul désagrément lié à l’abus d’alcool. Quelques repères et conseils utiles pour ne pas gâcher la fête.
Pas si saouls !
A en croire les médias, les jeunes sont coutumier d’une consommation d’alcool à outrance : binge drinking, apéros géants….
Fort heureusement, comme le démontre l’enquête nationale sur la santé des étudiants réalisée en 2011 par l’observatoire EPSE pour la LMDE (ENSE3), la réalité est différente. Selon cette enquête, seuls 18,4 % des étudiants déclarent boire de l’alcool au moins une fois par semaine, et 13 % recherchent l’ivresse en buvant.
Prémix : sous le sucre, l’alcool
Pour autant, la vigilance reste de mise, notamment concernant les prémix, dont les campagnes publicitaires ressemblent à de la propagande. De quoi s’agit-il ? D’un mélange de boisson énergisante et d’alcool fort, lequel passe totalement inaperçu au goût sous la puissance du sucre. De quoi rendre accro insidieusement…
L’alcool en détails
Toutes les boissons alcoolisées contiennent le même composant : l’éthanol, un alcool pur qui provient de la fermentation ou de la distillation de fruits, de grains ou de tubercules. En tant que produit psychoactif, il agit sur le système nerveux dès le premier verre. Et malgré les apparences, la quantité d’alcool pur contenue dans une bière, un verre de whisky ou de vin, une bouteille de prémix et un pastis est la même.
Le verre de trop : vomissements, gueule de bois et insouciance sexuelle
En cas d’abus d’alcool, la réaction est immédiate : vomissements, vertiges… Dans notre corps, l’alcool se dégrade en acétaldéhyde - une substance 30 fois plus toxique - que ne supporte pas l’estomac. Le lendemain, c’est la « gueule de bois » : bien qu’il n’y ait plus d’alcool dans le sang, le corps lutte toujours pour le digérer.
Outre ses effets sur l’organisme, l’alcool peut avoir des incidences sur le comportement. Résultat : on réfléchit moins aux conséquences de ses actes, ce qui peut déboucher, entre autres, sur un rapport sexuel non protégé. Or, le préservatif est le seul moyen de lutter efficacement contre les infections sexuellement transmissibles (IST), dont le VIH, responsable du sida. Ce n’est pas rien.
Les bons réflexes pour gérer sa consommation et faire la fête toute la nuit
Pour garder les idées claires en soirée, buvez de l’alcool modérément, évitez les mélanges, hydratez-vous régulièrement avec de l’eau, et faites des détours fréquents vers le buffet, pas pour remplir votre verre mais pour manger (le moins gras possible).
N’ayez pas peur de dire « non » si l’on essaye de vous faire boire contre votre volonté. Vous pouvez aussi ruser en trempant les lèvres...
Si vous devez prendre la route, vérifiez votre taux d’alcoolémie avec un éthylotest (ou alcooltest). Si votre taux dépasse 0,5 grammes par litre de sang, ne prenez pas de risque, faites-vous raccompagner ou pensez à une alternative comme le taxi.
Pensez à télécharger sur votre mobile l’alcootest gratuit de la LMDE. Un outil précieux qui vous indiquera l’heure à laquelle vous pourrez reprendre le volant sans danger.
Enfin, avant de vous coucher en cas de léger abus, pensez à prendre un comprimé de paracétamol, préférable à l’aspirine qui est contre-indiquée avec l’alcool.
Liens et contacts utiles
Pour vous informer : alcoolinfoservice
Pour vous faire aider : anpaa ; Écoute Alcool au 0811 913 030 (prix d’une communication locale), Fil Santé Jeunes au 0800 235 236 (appel gratuit), Drogues Alcool Tabac Info Service au 0800 231 313 (appel gratuit)







